DÉFINITION – Pourquoi s’en preoccuper ?
La mesure de la performance économique de la RSO se définit comme un ensemble d’études en entreprises comme dans les organisations publiques qui vise à mettre en évidence :
- Le lien entre RSO et rentabilité : la RSO permet-elle d’augmenter les revenus ou de réduire les dépenses d’une organisation ?
- Le lien entre RSO et valeur intrinsèque des organisations (par exemple la RSO améliore-t-elle la valeur de marché d’une entreprise).
Goodwill-Management a mis au point des méthodes aujourd’hui reconnues pour mener à bien ces mesures.
Ces approches sont capitales pour accélérer le déploiement de la RSO. En effet, depuis que le concept de développement durable a fait son apparition dans l’économie, une question clé reste posée. La responsabilité sociale crée-t-elle de la valeur ? Le sujet est crucial car si la réponse est positive, toutes les entreprises ont intérêt à mettre en place des politiques ambitieuses de développement durable. Mais, à l’inverse, si la réponse est négative, les changements que la biosphère réclame à grands cris risquent d’être beaucoup trop lents.
Le lien entre RSE et valeur de marché de l’entreprise
Le capital immatériel vise à mesurer la valeur économique de tous les constituants importants de l’entreprise dont le bilan ne parle pas. Membre fondateur de l’Observatoire de l’Immatériel dont nous assurons la direction scientifique, nous avons un savoir faire de premier plan en mesure du capital immatériel (voir rubrique dédiée à ce thème sur le site). La mise en œuvre de cette compétence montre que la valeur des entreprises est immatérielle aux 2/3 : les clients, les hommes, les marques, les brevets, s’ils sont « en bon état » ont donc plus de valeur dans une société que les machines, les stocks et la trésorerie.
La mise en place d’une politique de responsabilité sociale et environnementale n’a pas pour vocation de développer le capital immatériel mais de respecter toutes les parties prenantes de l’entreprise (les clients, les salariés, les fournisseurs, l’environnement, etc.) et de prendre en compte leurs intérêts.
Le capital immatériel nous révèle que ces parties prenantes sont aussi des actifs immatériels qui représentent 2/3 de la valeur totale de l’entrprise.
Dès lors, le lien entre développement durable et valeur de l’entreprise apparaît clairement : impossible d’avoir un bon capital client ou un bon capital humain si on ne respecte pas ses clients ou ses salariés ? La mise en place d’une politique RSE est donc une condition nécessaire à la préservation du capital immatériel, ce qui représente 2/3 de la valeur de l’entreprise. En effet, sans une bonne politique de développement durable, l’entreprise ne peut se constituer de bons actifs immatériels qui sont les éléments précurseurs de la création de valeur future.
Nos prestations se traduisent donc souvent par une mise en œuvre combinée du Capital Immatériel et de la RSO afin de faire le lien entre développement durable et valeur de l’entreprise (voir les rubriques dédiées au capital immatériel pour comprendre le contenu de ces prestations)
Le lien entre RSE et rentabilité de l’entreprise
La RSE est également susceptible d’avoir un impact sur la rentabilité de l’entreprise :

Indépendamment de toute variation de la valeur des actifs immatériels, il est donc nécessaire de mesurer l’impact de la mise en œuvre de la RSE sur le compte de résultat.
LIGNES DE SERVICES
Nous ne présenterons ici que l’offre Thésaurus-BEG (Bilan Economique Global). La mesure du capital immatériel est présentée dans d’autres rubriques.
La mise en œuvre de Thésaurus-BEG permet :
- de démontrer l’intérêt économique des actions de RSO réalisées,
- d’apporter un éclairage économique dans les processus de décision, car il suffit parfois de peu de choses pour qu’une action de développement durable non rentable le devienne.
- De communiquer sur la pertinence de ses politiques
Thésaurus-BEG est une méthode assez simple sur le plan des calculs mais qui demande une forte dose de perspicacité car les coûts de la RSO sont visibles alors que les bénéfices sont toujours cachés. Elle consiste donc, selon une démarché appropriée à rechercher les bénéfices cachés.
La méthode de calcul très simple, repose sur 3 questions :
- Combien coûte ce que vous faites ?
- Pourquoi faites vous cela ? Quels en sont les intérêts ?
- Comment peut-on financiariser ces intérêts selon 3 approches :
Ces questions permettent la mise en œuvre d’un principe lui-même très simple pour déduire la rentabilité de l’action : la méthode dite des coûts évités :
- Je dépense 5 € dans telle action. Pourquoi ?
- Parce que par ailleurs cela permet d’économiser 10 €
- Mon action est rentable par rapport à une situation où je ne ferais rien: cela fait gagner 5 €.
ÉLÉMENTS DE CONTENU
Comme on l’a compris, la valeur ajoutée de la méthode consiste à identifier tous les bénéfices qu’elle produit ou auxquels elle participe.
Cet inventaire est la pierre angulaire de la démarche. S’il est conduit partiellement l’opération peut échouer car il n’est pas rare que les bénéfices quantifiables et financiarisables d’une action RSO ne soient pas les bénéfices principaux mais des intérêts secondaires …qui se révèlent très rentables.
Démonstration par l’exemple:
La SNCF réalise des interventions en milieu scolaire (IMS) pour sensibiliser les élèves des collèges aux dangers auxquels ils sont exposés en cas de comportement à risques dans les gares, sur les quais, dans les trains….Le bénéfice de ces conférences pourrait être une réduction perceptible des accidents après qu’elles aient eu lieu. Malheureusement, nous n’avons pas réussi à mettre en évidence un lien entre ces IMS et une réduction d’accidents (qui sont très rares).
Mais en cherchant d’autres retombées positives nous avons compris que les IMS servaient aussi à enseigner le comportement civique, la politesse, à lutter contre les incivilités et la petite délinquance. Nous avons pu en déduire un bénéfice secondaire : après les IMS les enfants tirent moins souvent le signal d’alarme dans les trains sans raison. Il en résulte une réduction des retards qui fait faire à la SNCF une économie supérieure aux coûts des IMS : CQFD
Quelle valeur ajoutee ?
Thésaurus-BEG a été mise en œuvre pour réaliser plus de 15 bilans économique du développement durable.
- Politique qualité : rentable
- Construction HQE : rentable
- Politique diversité : rentable
- Politique sociétale : rentable
- Politique environnementale : rentable
Exemple de résultats obtenus
- Pour Adecco, l’Oréal, Vinci, Axa et Orange: étude de rentabilité de la diversité.
Nous avons pu mettre en évidence que la diversité est rentable (il est rentable d’avoir dans son capital humain des jeunes, des seniors, des femmes, des personnes handicapées et des salariés étrangers ou d’origine étrangère
- Pour la SNCF: rentabilité de la politique sociétale.
- Objectif : mesurer la performance économique de la politique sociétale pour l’entreprise et pour la société civile. Cette étude a été menée sur 2 ans, en 2009 et 2010
- Résultat:
- Le bénéfice net pour la SNCF est de 5,4 millions d’euros
- Celui de la Société civile s’élève à 6,4 millions d’euros
FACTEURS DE DIFFÉRENCIATION
La méthode Thésaurus-BEG est à ce jour la plus utilisée pour établir des bilans économiques du développement durable
Bien qu’elle s’attaque à des sujets difficiles pour lesquels les données sont rares et parfois inaccessibles, les résultats qu’elle produit sont jugés pertinents et fiables par :
- Des directeurs généraux de banques
- Des directeurs financiers du CAC 40
Bref par des professionnels qu’on ne peut considérer comme incompétents ou complaisants
En outre la combinaison de Thésaurus-BEG et de Thésaurus-CI donne des résultats en forte synergie : la RSE crée de la valeur économique (cash flow) ce qui augmente la valeur de l’entreprise (valeur de marché).
L’ensemble de ces savoir-faire est enseigné en grande école par les collaborateurs de Goodwill-management (HEC, Centrale, CNAM,…) .
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