|
une vision avancée du management |
|
|
|
Télécharger l'article complet au format PDF (294 Ko)
EditorialA mesure que l’occident progresse, que les
démocraties avancées prospèrent, des analyses économiques de plus en
plus pertinentes et nombreuses se font jour.
L’approche dite libérale, capitaliste, a montré sa capacité à
fonctionner durablement et à permettre une élévation régulière du
niveau de vie de la population. Mais l’homme est il heureux de faire
fonctionner ce système ? Tout pousse à en douter. Les rapports de
force, dont le monde économique est quotidiennement le théâtre montrent
que les intérêts des différentes parties prenantes s’opposent, que le
stress et la souffrance l’emportent encore trop souvent sur le
bien-être, qui devrait être pourtant l’objectif ultime de toute
activité humaine.
L’approche dite sociale a également tout lieu de s’interroger sur la
justesse de ses vues. Aborder le problème du bien être de l’individu au
travail par le biais de
meilleures conditions de travail et de rémunération en ignorant toute
la complexité de l’économie, désormais mondiale, fait courir de grands
risques aux entreprises. Nul ne peut perdre de vue, en effet, une règle
fondamentale : la vie d’une entreprise est conditionnée par sa capacité
à créer de la valeur ou des richesses, bref, d’une manière ou d’une
autre, par son aptitude à gagner de l’argent. Cette valeur créé est
ensuite servie à l’actionnaire (dividendes, appréciation de la valeur
du titre), aux clients (investissements pour créer des produits et
services), aux salariés (rémunération, participation, conditions de
travail et divers avantages), à la collectivité enfin par
l’intermédiaire de l’état (impôts et taxes).
Toute nouvelle tentative de faire progresser la réflexion doit donc,
pour être génératrice d’avancées significatives, prendre en compte
cette réalité : tel nouveau concept ou telle nouvelle idée
améliorent-t-ils ou non la capacité de l’entreprise à créer de la
richesse : sa prospérité et sa pérennité à la fois. Trop de théories
oublient ce principe pourtant basique, ce qui les rend faiblement
efficaces et parfois dangereuses. Une avancée sociale qui fragilise les
entreprises et ne finit par concerner que les plus fortes d’entre
elles, celles qui ont survécu, n’est pas une vraie avancée sociale.
C’est une démarche qui crée des îlots de privilège dont la taille se
réduit sans cesse.
Quel dirigeant ne trouve pas souvent navrant le vieux débat politique
droite-gauche qui persiste mais semble simultanément de plus en plus
décalé ? Qui n’a pas envie de proposer une 3ème voie ?
Nous n’aurons pas ici l’arrogance de présenter cette troisième voie,
mais simplement de proposer une piste ou un début de piste pouvant y
mener.
Nos points de départ sont à la fois basiques, presque simplistes pourrait-on dire, et simultanément incontournables :
- l’économie et les entreprises n’ont d’autre finalité que d’améliorer la condition humaine
- pour ce faire elles doivent être à la fois prospères et pérennes.
Comment pouvons nous atteindre ces objectifs dans le monde
d’aujourd’hui et de demain ? Pour tenter d’y parvenir, essayons
tout d’abord de dégager les grandes caractéristiques de la dynamique
économique actuelle et à venir.
|