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Editorial

A mesure que l’occident progresse, que les démocraties avancées prospèrent, des analyses économiques de plus en plus pertinentes et nombreuses se font jour.

L’approche dite libérale, capitaliste, a montré sa capacité à fonctionner durablement et à permettre une élévation régulière du niveau de vie de la population. Mais l’homme est il heureux de faire fonctionner ce système ? Tout pousse à en douter. Les rapports de force, dont le monde économique est quotidiennement le théâtre montrent que les intérêts des différentes parties prenantes s’opposent, que le stress et la souffrance l’emportent encore trop souvent sur le bien-être, qui devrait être pourtant l’objectif ultime de toute activité humaine.

L’approche dite sociale a également tout lieu de s’interroger sur la justesse de ses vues. Aborder le problème du bien être de l’individu au travail par le biais de
meilleures conditions de travail et de rémunération en ignorant toute la complexité de l’économie, désormais mondiale, fait courir de grands risques aux entreprises. Nul ne peut perdre de vue, en effet, une règle fondamentale : la vie d’une entreprise est conditionnée par sa capacité à créer de la valeur ou des richesses, bref, d’une manière ou d’une autre, par son aptitude à gagner de l’argent. Cette valeur créé est ensuite servie à l’actionnaire (dividendes, appréciation de la valeur du titre), aux clients (investissements pour créer des produits et services), aux salariés (rémunération, participation, conditions de travail et divers avantages), à la collectivité enfin par l’intermédiaire de l’état (impôts et taxes). 

Toute nouvelle tentative de faire progresser la réflexion doit donc, pour être génératrice d’avancées significatives, prendre en compte cette réalité : tel nouveau concept ou telle nouvelle idée améliorent-t-ils ou non la capacité de l’entreprise à créer de la richesse : sa prospérité et sa pérennité à la fois. Trop de théories oublient ce principe pourtant basique, ce qui les rend faiblement efficaces et parfois dangereuses. Une avancée sociale qui fragilise les entreprises et ne finit par concerner que les plus fortes d’entre elles, celles qui ont survécu, n’est pas une vraie avancée sociale. C’est une démarche qui crée des îlots de privilège dont la taille se réduit sans cesse.

Quel dirigeant ne trouve pas souvent navrant le vieux débat politique droite-gauche qui persiste mais semble simultanément de plus en plus décalé ? Qui n’a pas envie de proposer une 3ème voie ?

Nous n’aurons pas ici l’arrogance de présenter cette troisième voie, mais simplement de proposer une piste ou un début de piste pouvant y mener.  

Nos points de départ sont à la fois basiques, presque simplistes pourrait-on dire, et simultanément incontournables :

  • l’économie et les entreprises n’ont d’autre finalité que d’améliorer la condition humaine
  • pour ce faire elles doivent être à la fois prospères et pérennes.

Comment pouvons nous atteindre ces objectifs dans le monde d’aujourd’hui et de demain ?  Pour tenter d’y parvenir, essayons tout d’abord de dégager les grandes caractéristiques de la dynamique économique actuelle et à venir.




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